Philippines

Histoire / Langues / Religions / Drapeau / Origine AKE / Guerriers Magiciens / Religions et Clans / Peuplement / Culture / Racines des FMA / Chef Lapu Lapu /

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Histoire

Les Philippines ont été découvertes le 16 mars 1521, par Ferdinand Magellan (Fernão Magalhaes), explorateur portugais voyageant pour le compte de l'Espagne. Les îles ont été nommées ainsi en l'honneur de l'Infant d'Espagne, le futur Philippe II d'Espagne, par Lopez de Villalobos peu après leur découverte. L'archipel est entré dans l'Empire espagnol à partir de 1565.

A défaut de disposer d'or et d'épices, le pays a été considéré comme une tête de pont pour l'évangélisation de la Chine et du Japon. Le premier saint philippin, Lorenzo Ruiz, est d'ailleurs un "Indio" emmené avec lui par François Xavier. Si l'objectif religieux a échoué suite au repli chinois et japonais face au prosélytisme catholique, l'Eglise a été rapidement investie aux Philippines, par les monarques espagnols, de pouvoirs étendus (justice, ordre public, collecte des impôts). C'est ce que les historiens philippins évoquent par le vocable de "friocracy" - le règne des frères (au sens des ordres religieux).

De fait, jusqu'au début du XIXème siècle, l'autorité officielle dans l'archipel a été exercée depuis le lointain Mexique, où résidait le vice-roi chargé des Philippines. Eloignement de Mexico, éloignement de Madrid: l'influence de l'Eglise n'en a été que plus forte, avec un certain nombre de conséquences encore visibles aujourd'hui: un chapelet d'édifices religieux uniques en Asie (et dans le monde, si l'on songe à l'architecture typique des églises philippines); une économie dominée par l'importance de la propriété immobilière (lorsque les ordres se sont séparés de leurs biens après l'indépendance de 1898, ils les ont vendus à quelques grandes familles blanches ou métisses toujours puissantes); une culture à la fois relativement non-violente et conservatrice sur le plan du contrôle des naissances, notamment. Le professeur Teodoro A. Agoncillo, auteur d'une "History of the Filipino people" (8ème éd 1990) parle à ce sujet d'un phénomène d' "amalgamation of Church and State".

En 1611 (soit moins d'un siècle après le débarquement de Magellan), la première université du pays, mais aussi d'Asie, est fondée: c'est Santo Tomas, qui demeure l'une des grandes références manilènes actuelles.

À la fin du XIXe siècle s'est développé un mouvement de libération, dont l'un des personnages clé fut le poète et écrivain José Rizal. Chirurgien ophtalmologiste formé en Europe, il nourrit son projet révolutionnaire d'une conception inspirée par ses lectures de don Quichotte. Surnommé le Don Quichotte des Philippines, il est exécuté par les autorités espagnoles en 1896. Il devint aussitôt un martyr national ce qui renforça la résistance au régime colonial.

Les États-Unis encouragent le mouvement d'indépendance et se décident à intervenir militairement aux Philippines à l'appel d' Aguinaldo. guerre hispano-américaine. Le 10 décembre 1898, le traité de Paris met fin au conflit. L'Espagne cependant n'accorde pas l'indépendance aux Philippines mais les vend aux États-Unis pour quelques millions de dollars. La colonisation dès lors se poursuit sous le joug d'un nouveau maître. C'est pourquoi, dès le 4 février 1899, une nouvelle guerre oppose les indépendantistes philippins aux États-Unis. guerre philippino-américaine. Commence une période intensive de dé-hispanisation au profit d'une anglicisation de la culture. En 1935, les États-Unis accordent aux Philippines un statut de semi-autonomie destiné à accompagner le pays vers son indépendance. A partir de cette date, un président élu les représente au niveau international. Le premier sera Quezon, qui a donné son nom à l'une des villes de la banlieue de Manille.

En 1937, sur proposition du National Laguage Institute, le président Quezon fait du tagalog, le dialecte parlé autour de la capitale et de la rivière Pasig, la langue nationale. On notera à ce sujet que cinquante ans plus tard, la Constitution de 1987 (article XIV, section 6) précisera que la langue nationale est le philippin, notion plus large que le tagalog. L'anglais aura néanmoins sa place: "for purposes of communication and instruction, the official languages [à distinguer donc du national language] are Filipino and English" (article XIV, section 7).

En 1942, le pays passe sous occupation Japonaise. Il obtiendra son indépendance le 4 juillet 1946.

À l'issue de la guerre, les Philippines sont le pays le plus développé d'Asie. Par la suite, le développement prend du retard à cause d'une faible croissance économique, d'une démographie galopante et d'un fort taux de corruption. Actuellement, la croissance y est modérée par rapport aux pays voisins du Sud-Est asiatique, essentiellement portée par les contributions d'une importante population de travailleurs émigrés, les OFW - Oversea Foreign Workers (souvent installés à Hong-Kong, à Singapour, dans les pays du Golfe arabo-persique, mais aussi aux États-Unis et en Europe, notemment en Italie) - ainsi que par les investissements directs étrangers. Ces investissements ont lieu dans les secteurs des technologies de l'information et de la communication (NTIC) mais aussi dans les secteurs qui demandent une main-d'œuvre à faible coût.

Le sud du pays, en particulier l'île de Mindanao, connaît une crise politique due à des mouvements séparatistes musulmans comme Abu Sayyaf et le Front Moro de libération islamique, s'opposant depuis les années 1970 au pouvoir de Manille, très proche de l'Église catholique.

Les Philippines sont constituées d'un archipel de 7 107 îles, avec une surface totale d'environ 300 000 km². Les îles sont divisées en trois groupes: Luçon (Régions I à V + NCR & CAR), les Visayas (VI à VIII), et Mindanao (IX à XIII + ARMM). Le port de Manille, sur l'île de Luçon, est la capitale et la deuxième plus grande ville après Quezon City.

Le climat local est chaud, humide et tropical. La moyenne annuelle de température est d'environ 26,5°. Les Philippines connaissent généralement trois saisons: Tag-init ou Tag-araw (la saison chaude, ou l'été de mars à mai), Tag-ulan (la saison des pluies de juin à novembre) et Tag-lamig (la saison froide de décembre à février). L'archipel n'est pas épargné par les typhons et les tempêtes tropicales : fin novembre 2004, l'un de ses épisodes pluvieux a touché le nord du pays et fait quelque 500 morts et disparus.

La plupart des îles montagneuses sont recouvertes de forêts tropicales et sont d'origine volcanique. Le point le plus haut est le Mont Apo sur Mindanao qui culmine à 2 954 m. De nombreux volcans, comme le Pinatubo, sont actifs. Le pays est aussi soumis aux typhons du Pacifique de l'ouest à raison d'une vingtaine par an

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Langues

Il y a plus de 170 langues parlées aux Philippines, et elles appartiennent presque toutes à la famille des langues malayo-polynésiennes. Les langues officielles des Philippines sont le tagalog et l'anglais. L'anglais et le tagalog sont utilisées comme langue véhiculaire dans tout l'archipel, et pour les relations internationalles. Malgré une grande diversité de langues, les Philippines ont l'un des taux d'alphabétisation les plus élevés de l'Asie de l'Est et de la zone Pacifique. Environ 90 % de la population de plus de 10 ans, est capable de lire et d'écrire. Les Philippins sont totalement bilingues.

L'espagnol était autrefois relativement répandu dans l'archipel, mais pas autant que les Espagnols d'aujourd'hui l'imaginent parfois: on estime que jamais plus de 10% de la population ne le parla (essentiellement les quelques milliers de colons et les "lettrados" philippins). Il faut dire que, tout comme les Hollandais et les Français dans leurs possessions d'Asie, Madrid ne se soucia guère de former des élites locales, sauf peut-être (mais non sans réticences) dans la deuxième moitié du XIXème siècle. L'espagnol a quasiment disparu aujourd'hui au profit de l'anglais, et n'est plus parlé que par 2 millions de personnes. Seul persiste le chabacano, un créole résultant du mélange de l'espagnol avec les langues locales, qui est utilisé dans certaines zones reculées du pays (notamment en Zamboanga).

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Les langues suivantes sont les 16 les plus parlées du pays :

tagalog (aussi nommé filipino) - 21 millions de locuteurs qui le parlent comme langue maternelle (plus de 70 millions comme langue seconde)
cebuano - 18 millions
hiligaynon (aussi nommé ilonggo) - 7,6 millions
ilokano - 7 millions
bikol - 5 millions
waray-waray - 3 millions
kapampangan - 2,3 millions
pangasinan - 1,4 million
kinaray-a - 1 million
maranao - 1 million
maguindanao - 1 million
tausug - 1 million
surigaonon - 600 000
masbatenyo - 530 000
chabacano - 360 000
ibanag - 320 000


Tagalog:

Le tagalog est une langue du groupe malayo-polynésien des langues austronésiennes. Il est principalement parlé en Asie du Sud-Est. C'est la base du filipino langue officielle, avec l'anglais, de la république des Philippines. Il est l'un des 170 langues des Philippines

Pilipino:

Le pilipino (ou filipino) est l'une des des deux langues officielles des Philippines avec l'anglais. La langue appartient au groupe des langues malaises. Le pilipino est à l'origine basé sur le dialecte tagalog (ou tagal). Il est parlé comme langue maternelle par 17 millions de personnes, et comme une langue secondaire par 50 millions de personnes. L'usage a fait qu'il a aujourd'hui confusion entre les termes pilipino et tagalog.

C'est le 13 novembre 1937 que l'assemblée nationale des Philippines décide de créer un Institut de la Langue Nationale pour développer une langue officielle. Le tagalog est choisi parmi les nombreux dialectes des Philippines pour servir de base. Cette langue devient le pilipino en 1961 avant de devenir langue officielle en 1973.

Le pilipino est très proche du dialecte tagalog parlé dans la région de Manille sur l'île de Luçon. Le vocabulaire est cependant constitué d'un grand nombre de mots empruntés à l'espagnol, mais aussi à d'autres dialectes de l'archipel.

L'écriture existait déjà avant la découverte de l'archipel par les Européens. L'alphabet alors utilisé pour écrire du tagalog ne l'est plus du tout aujourd'hui, au profit d'un alphabet de type latin.

À l'origine l'alphabet philippin comporte 31 lettres, incluant les 26 lettres de l'alphabet latin ainsi que les lettres ñ, ll, rr, ch empruntées à l'espagnol et la lettre ng d'origine tagalog. Dans la pratique ces lettres sont constituées de deux glyphes présents dans les 26 lettres de base. En 1987, l'alphabet est révisé et passe à 28 lettres. Seules les lettres ñ et ng sont conservées.

De nos jours, la plupart des Philippins résidant dans les villes parlent le pilipino et l'anglais, en plus de leur dialecte local. Mais ceci est beaucoup moins vrai dans les zones les plus isolées du pays. L'espagnol a quasi complètement disparu et ne survit qu'à travers ses nombreux emprunts. En revanche, l'anglais occupe un place de plus en plus importante, au point que mélanger des mots anglais et pilipino dans une même phrase est devenu une chose courante. On parle alors de taglish (tagalog + english).

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Religions

Catholiques romains 83%
Protestants 9%
Musulmans 5%
Bouddhistes ou autre 3%

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Drapeau

Le drapeau des Philippines est composé d'une bande bleue symbolisant la paix, la vérité et la justice, une bande rouge pour le patriotisme et la bravoure. Sur le côté gauche un triangle blanc équilatéral représente l'égalité et la fraternité. Au centre du triangle, un soleil stylisé possédant huit rayons. Ces huit rayons représentent les huit premières provinces mises sous la loi martiale par les colonisateurs. Dans chaque coin du triangle, une étoile à cinq branches. Une étoile pour Luçon, une pour Visayas et une autre pour Mindanao.

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Origine de l'Arnis, le Kali et l'Eskrima

Il existe de nombreuses raisons pour expliquer l'efficacité des arts du combat philippins: Historiques et culturelles. Située au beau milieu d'une zone très active de commerce (Chine, Vietnam, Malaisie, Indonésie et Japon) les différentes sociétés des Philippines ont intégré au fil des siècles certains aspects des arts guerriers de leurs voisins. Des guerres tribales très fréquentes ont permis de conserver cet art de la survie à un niveau très haut.

Les philippins ont de tout temps eut besoin de se défendre contre la fréquence des attaques provenant à la fois de leurs voisins mais aussi des différentes puissantes coloniales, que ce soit les Portugais, les Hollandais, les Espagnoles, les Japonais ou les Américains.

Marins intrépides, les Philippins (notamment les Luzones) ont de tout temps cherché fortune de part le monde et nombreux sont les équipages philippins qui prirent part à des batailles maritimes pour le compte de Sultans Malais ou le roi de Siam. de plus, l'archipel possède une longue tradition de piraterie, notamment dans les îles du sud.


Avec plus de 7000 îles, des influences historiques très diverses et différentes selon les régions, de nombreux dialectes et des cultures parfois très éloignées on peut néanmoins vérifier de nombreux points communs en ce qui concerne l'arts du combat.

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Guerriers Magiciens

La plupart des formes traditionnelles sont reliées à un système de croyances mystiques ou magiques et nombre de grands maîtres sont réputés pour leur savoir ésotérique, leurs talents de guérisseur ou parfois leur pouvoirs de sorciers.

Dans cette culture, magie, fantastique et religion se confondent et servent le pouvoir des hommes. Cette dimension est particulièrement importante lorsque vous étudiez avec des maîtres âgés aux Philippines. Nombreux sont les Arnisadores qui portent une amulette (anting-anting) ou utilisent la prière dans leur système (oracion) pour vaincre sans avoir à combattre.

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Religions et Clans

Avant l'influence Indo-Malaise la religion est un paganisme très similaire aux autres peuples du pacifique : Maori, Polynésien, Kanak ou Aborigène. Les arts du combat sont étroitement reliés à la culture quotidienne et le guerrier est une figure symbolique.

Avec l’introduction de l’Islam, les guerriers deviennent des « combattants de dieux », et assimilent des formes de combat indo-malaises. Les armes utilisées sont aussi influencées par les forme arabiques comme les épées en croissant de lune, ou Kriss Indonésien.

Le joug de la colonisation espagnole rassemble ces peuples sous une identité que l'on retrouve dans les arts martiaux avec cependant une différenciation nouvelle: Mindanao restent hors de l'influence espagnole et le Kali devient synonyme d'un art de combat des Moros (maures ou arabes) et à l'opposé, l'Escrima et l'Arnis sont pratiqués par des chrétiens.

Master Dani dans la jungle de Palawan avec un guide Batac

Il est important de noter l'importance de la région d'origine de chaque philippin. Cette origine est un lien très fort, une appartenance clanique renforcée par le fait de pratiquer un art de combat: "Kababayan" signifie «de mon village » ou de ma région, "compatriote". Les amitiés, les alliances ou les antagonismes sont en grande partie influencés par l'appartenance clanique.

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Peuplement

Les recherches paléontologiques et ethnolinguistiques tendent à démontrer que la provenance des habitants des Philippines est multiple. Le peuplement de l'archipel s'étalonne sur 30 000 ans avec des vagues successives. La première série de migration voit l'arrivée des Australoids; leurs descendants actuels sont les Negritos, Batacs ou Eta, reconnaissables à leur pigmentation très foncée, et des traits rappelant les aborigènes d'Australie.

La seconde vague de migration datant de 5 à 6000 ans est constituée de peuples que les anthropologues désignent par le terme « Mongole du sud » ou « Laymen » ou encore « Austronésien ». La racine commune des langues de l'archipel est rattachée au type Austronésien. Il est intéressant de noter que chacun de ces groupes ethniques a conservé une culture guerrière très spécifique. A l'arrivée des Espagnoles, 16em siècle, les différents peuples des Philippines utilisent des armes différentes d'une tribu à l'autre.

C’est dans ces vagues de migrations successives que l’on trouve la diversité des influences martiales : polynésienne, malaise, indonésienne, chinoise, japonaise, européenne et enfin plus récemment, américaine.

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Culture

Dans la culture des Philippines, un combat se fait avec des armes. Même aujourd'hui, vous ne verrez pas des personnes se battre à main nues lors d'une dispute, mais avec des couteaux, des machettes des sabres, des bâtons ou des armes à feux.

D'une part la vie n'a pas la même valeur que dans les cultures européennes, d'autre part les mots peuvent entraîner mort d'homme. En conséquence, il est indispensable de développer une vigilance de guerrier et une attitude humble et discrète, aimable et polie. En cas de confrontation, votre ennemi sera invariablement armé et certainement en mesure de se servir efficacement de son arme. Maintenant, cela ne veut pas dire que le niveau de danger est plus élevé dans ce pays, bien au contraire; les confrontations sont plus rares mais les conséquences beaucoup plus graves.

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Les Racines des Arts Martiaux Philippins

Les racines de l'art martial philippin remontent jusqu’au 5ième siècle. L’Arnis s’est développé par la nécessité de se défendre avec succès contre des adversaires. Ainsi se sont développées les techniques du bâton, des armes tranchantes, et les techniques à mains nues. D’un point de vue historique, ces arts ont été d'une part « importés » par les immigrants d'Asie centrale, de l'Inde, de la Perse ou de l'Egypte, et d'autre part se sont développés grâce à des batailles entre tribus rivales, ainsi que suite aux différentes occupations, plus spécialement l’occupation espagnole.

Les philippins étaient fascinés, par exemple, par l'emploi simultané d'une épée et d'un poignard par les espagnols, et développaient l'Espada y Daga (l'utilisation simultanée d'une arme courte et d'une longue) à la perfection. Les arts de lutte philippins sont à considérer comme un système complet. La notion combat de bâton/canne « stickfight », laquelle est souvent utilisée, ne reflète en réalité pas toute la complexité de l’art.

Des contacts entre l'Indonésie et la Chine au temps précolonial ont mené vers un système favorisant surtout la lutte à mains nues : le Kuntao, se basant sur le Kung Fu chinois.

D’ailleurs, il existe aux Philippines aussi des arts de lutte purs, lesquels n'enseignent pas l'usage des armes, comme par exemple : le Dumog, Sikaran ou Panantukan.

Vu que les Philippines se composent de 7107 îles, et vu les distances géographiques, différents systèmes/styles se sont aussi développés avec des noms les plus divers : Arnis, Kali et Escrima. Ce sont probablement les noms les plus connus en Europe

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Datu Lapu Lapu

Lapu-Lapu (Kaliph Pulaka) (né 1491, mort 1542) est le premier chef du clan musulman connu de Mactan aux Philippines. Connu comme le premier indigène de l'archipel avoir résisté à la colonisation espagnole, il est maintenant considéré comme le premier héros national des Philippines.

Le matin du 27 avril 1521, Lapu-Lapu et les hommes de Mactan, armé avec des lances et kampilan, fait face 49 soldats espagnols a mené par le capitaine portugais Ferdinand Magellan. Plus tard, connu comme bataille de Mactan, Magellan et plusieurs de ses hommes ont été tués.

Dans son honneur, les personnes de Cebuano ont érigé une statue et une église en île de Mactan et ont également à été retitré la ville d' Opon à Cebu pour Lapu-Lapu City.

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